Les élections municipales approchent…
Partout au Québec, les enjeux se ressemblent. Les candidats débattent — du moins, je l’espère.
On parlera des poubelles et de la saleté.
On discutera aussi de voirie, de tramways, de logements abordables, de mobilité, de taxes, d’intégration des nouveaux arrivants.
Dans les plus petites villes, les défis paraissent parfois encore plus « grands » : environnement, attractivité, services à maintenir, tourisme à soutenir, berges à protéger.
Dans ma banlieue — autrefois qualifiée de ville-dortoir — le monde a repris de la couleur depuis quelques années. Et je le remarque.
Depuis cinq ans, le quartier où j’habite rajeunit.
Est-ce l’effet d’un Montréal qui s’effrite un peu, où seuls les étudiants et les mieux nantis semblent encore y trouver une joie de vivre ?
Ou la folie des loyers qui pousse les familles à chercher refuge ailleurs ?
Toujours est-il qu’il y a quelques années, mon coin du quartier était surtout peuplé de gens à la retraite.
Aujourd’hui, les poussettes côtoient les tricycles et les bicyclettes.
Les papas se dépêchent de déposer les enfants à la garderie.
Les chiens défilent, tirant des adolescents écouteurs aux oreilles.
Les parcs se remplissent de mamans avec leur poussette et d’aînés qui profitent du soleil.
L’école primaire a dû s’agrandir pour accueillir la vague de nouveaux arrivants.
Une nouvelle école secondaire a poussé, et les ados y marchent, iPhone en main.
Pas de graffiti, pas de grabuge : des maisons entretenues par des propriétaires fiers.
L’automne est encore avec nous : feuilles orangées, rouges, jaunes, et toujours un peu de vert.
Elles tomberont bientôt, laissant la grisaille de novembre reprendre ses droits.
Avant que la froidure s’en mêle, choisissez lundi prochain l’équipe qui améliorera votre milieu de vie — cette place que vous avez choisie et que vous aimez.
Allez voter.
Ne laissez pas d’autres décider pour vous.
(Photo : Marie Vaillant)


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