Au moment d’écrire mon article, j’apprends que l’UPAC procède à une enquête criminelle sur la campagne électorale de Pablo Rodriguez.
Bien que je ne sois pas membre du Parti libéral du Québec, je peux vous dire que mon analyse de cette déconfiture magistrale tient en une phrase: la mayonnaise n’a pas pris.
La « gang » d’Ottawa, soutenant Pablo Rodriguez, a atterri chez le PLQ avec cette condescendance tout ottavienne et a tassé les têtes d’affiche de ce parti démocratique, le plus vieux parti au Québec, avec sa culture, sa connaissance des règlements, des conventions et des lois québécoises. Et son monde.
Et la mayonnaise n’a pas pris.
Les libéraux du Québec ne l’ont pas pris.
Si vous avez déjà travaillé dans un milieu où des clans se sont formés, où tout le monde se fait de beaux sourires le matin et planifie, en cachette, les opérations de sabotage, les tirages de couvertes, les petits couteaux dispersés dans le groupe, vous comprenez rapidement ces complots larvés, un clan contre un autre.
Personnellement, j’ai toujours trouvé que Marwah Rizqi est la meilleure députée de l’Assemblée nationale. Sa rigueur, le développement de dossiers qui collent aux enjeux que vivent les gens, son intégrité et sa capacité de monter au front sont remarquables. Lorsqu’il a mis Marwah à la porte, le bouchon a sauté: manque de jugement politique 101. La volonté de réintégrer Geneviève Hinse, sa cheffe de cabinet d’Ottawa rapatriée au Québec, tel que rendu public la semaine dernière, était une démonstration éloquente de la prise en charge par la gang d’Ottawa…
Quand la mayonnaise ne pogne pas, il n’y a pas beaucoup de choses à faire. On jette et on reprend le tout… avec des produits locaux, cette fois.


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