Malgré le trop de vert, le trop de bières, les farfadets fous, la déco en plastique produite en Asie qui en agace certains et le froid humide qui glace souvent les veines ce jour-là, la St-Patrick m’inspire toujours un moment de recueillement.
Le 17 mars se veut un moment d’arrêt pour penser à ceux et de celles qui sont partis de l’Eire, souvent très démunis, tristes de quitter leur île, leurs familles, leurs vies, avec le seul espoir d’offrir à leurs descendants une existence plus heureuse et sereine.

Je leur dois une partie de ce que je suis, un héritage souvent douloureux, dont l’âpreté est indéniablement inscrite dans mes gènes, dans ma culture, dans mon tempérament aussi.
Je n’ai jamais vu l’Irlande, sauf d’un hublot d’avion, que de petits carrés verts soudés l’un contre l’autre, posés dans la mer, comme un écrin émeraude sur un tissu bleu. Quelques fois dans mes rêves, l’Irlande sent le pain chaud et la viande braisée.
À ma grand-mère et à ses ancêtres, je leur dis merci.

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