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Ils sont partis, un à un, jusqu’au dernier

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The northern white rhino is heading the way of the dinosaurs. With only five left on Earth – three in Kenya, one in America, and one in the Czech Republic –extinction is now inevitable. It survived for millions of years, but could not survive mankind. (Africa is centre of a ‘wildlife war’ that the world is losing, The Guardian)

Certains diront, en haussant lentement les épaules, un rictus bien planté au coin gauche de la bouche, qu’ainsi va la vie; on nait, on meurt, les mémés, les adultes, les bébés, nos voisins, le proprio du dépanneur, la chanteuse à la mode. C’est comme ça. On me dira aussi, des langues riches, autrefois parlées par des populations florissantes aux cultures anciennes meurent aussi, faute de jeunes pour les parler et de systèmes d’éducation pour en encourager l’enseignement, sans que cela ne provoque la moindre indignation, le moindre froncement de sourcils. Des guerres sont menées, sanglantes, persistantes, aux images d’une douleur incommensurable, insoutenables dans leur tristesse et dans leur atrocité. Ainsi va la vie, me dira-t-on.

Je sais, les humains sont comme ça. Il existe des réalités humaines complexes, souvent incompréhensibles car les prémisses sont souvent obscures, intangibles, que leur origine nous est inconnue, difficiles à saisir pour nous. D’autres s’expliquent par la biologie, les événements historiques, les bouleversements démographiques et quoi encore.

Je sais, c’est comme ça.

Mais je ne comprends pas pourquoi l’humain tue, – encore en 2015! – malgré toutes les campagnes de sensibilisation, les rhinocéros et les éléphants pour leur cornes et leurs défenses d’ivoire, afin d’en faire des fortifiants sexuels soit-disant magiques, ou pour sculpter avec une précision hallucinante des objets pour décorer le salon et épater la famille.

Les chimpanzés, les orang-outans, les bonobos et les gorilles sont constamment menacés eux aussi, pris dans une bataille dont l’issue semble aussi triste qu’inévitable, dans plusieurs pays.

Quand ils seront partis, un à un, que restera-t-il à raconter aux enfants des générations futures?

On les a tués, pour des bibelots et des potions. Les autres, pour faire des routes pour les camions.

Je ne comprends pas, je vous dis.


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