Chaque mi-août, ça recommençait. J’avais régulièrement des rêves dans lesquels je tentais de rejoindre l’autobus scolaire par crainte de le manquer, ou bien où je me retrouvais seule en salle de classe face à un ouvrage au contenu complexe, incompréhensible. Même à l’université, les rêves du retour en classe envahissaient mes nuits.
Enfant, le retour à l’école, c’était aussi l’odeur des cahiers neufs, des gommes à effacer, du nouveau costume scolaire, des collants un peu trop chauds et des petits souliers en cuir patin. Retrouver ses amis et entrer dans la classe qui sentait les produits de nettoyage et la cire de planchers.
Mais surtout, c’était de rencontrer la maitresse d’école, cette professeure qui allait m’accompagner tout au long de l’année, pour m’aider à comprendre les matières qui, un jour, allaient peut-être m’outiller pour la vie adulte.
Par exemple, au secondaire, à la polyvalente, il y a eu M. Ménard, qui, apercevant mon mal de vivre, d’adolescente en colère, m’avait incitée à poursuivre, à ne pas lâcher, et par cet encouragement sans relâche, m’a donné le goût pour l’histoire et les sciences humaines et sociales.
Aujourd’hui, j’ai la chance d’habiter près de deux écoles et j’ai déjà hâte à leur rentrée.
Nostalgique, j’envie tous ces étudiants que je verrai marcher devant la maison tous les matins, pour aller prendre l’autobus en direction de l’école ou du Cégep. Leurs sacs à dos me sembleront lourds, mais leur cœur sera si léger. Et que dire de ses rires percutants qui reflètent le bonheur et l’insouciance de la jeunesse.
Chers enseignants, pensez-vous parfois que, malgré les défis tels que les élèves distraits, les salles de classe bondées, les ressources limitées et les corrections à corriger, votre travail est essentiel ? Sachez que vous avez un impact positif sur la vie de jeunes personnes qui, un jour, vous remercieront pour votre dévouement. Cela peut prendre du temps, mais je suis persuadée que cela arrivera.


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