Panneau blanc avec l’inscription « SAFE ZONE » devant une maison; à la fenêtre, on distingue l’ombre d’une femme se tenant le visage, comme en pleurs. - White sign with the words “SAFE ZONE” in front of a house; in the window, a woman’s shadow appears, holding her face as if in tears.

Les petites chicanes

Parmi toutes les sorties publiques du président américain — et il ne se gêne pas pour jaser — une m’a particulièrement fait bondir.

En septembre dernier, à propos de la baisse de la criminalité à Washington grâce aux militaires de la Garde nationale, il déclarait, selon ABC :

“It’s called the safe-zone city. There’s no crime, they said crime is down 87%. I said no, no, no, it’s more than 87%. [It’s] virtually nothing.”

Et de poursuivre :

And much lesser things, things that take place in the home, they call crime. You know, they’ll do anything they can to find something. If a man has a little fight with the wife, they say ‘this was a crime, see?’ So now I can’t claim 100%. But we are—we are a safe city.”

Autrement dit, il relègue les violences conjugales au rang de « choses moins graves », de simples « disputes », qui ne devraient pas porter ombrage à ce portrait d’une ville « maintenant » libérée de crimes, grâce à ses ordres.

On peut hausser les épaules et se dire : il dit n’importe quoi. Il ment comme il respire. Peut-être. Mais qu’un président efface la gravité de la violence conjugale pour embellir ses statistiques, ça dépasse l’indécence. Mais nous ne sommes pas à une indécence près, n’est-ce pas ?

(Illustration: ChatGPT)


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