des personnes médusées devant une télé remplie de signes d'argent et des publicités en arrière-plan

Les miettes

La bataille déclenchée par Olivier Niquet et ses collègues de Radio-Canada contre TVA Sports m’a laissé un goût amer.

Oui, il y a beaucoup de publicités dans les matchs diffusés sur TVA. Mais M. Niquet frôlait la suggestion d’inviter les amateurs francophones à regarder le hockey en anglais. C’était gênant.

Radio-Canada bénéficie d’un financement fédéral stable. TVA, diffuseur privé, a obtenu récemment un crédit d’impôt provincial, ce qui est bien. Mais survivre à la publicité, bouffée par les GAFAM, c’est une autre réalité.

Je ne voudrais pas me retrouver un jour avec une seule chaîne, gérée par Ottawa, subventionnée au gré des gouvernements. C’est là où on s’en va si personne ne se parle. Pendant ce temps, TVA perd 800 postes. Mais bon, la pub dérange et fait rigoler des chroniqueurs de la SRC.

Même sous le vernis de l’humour, n’attaquons pas le privé. La concurrence est essentielle. Pour moi, téléspectatrice des deux chaînes, mais aussi pour bien d’autres Québécois, j’en suis convaincue.

(Illustration: Gemini)


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