Non, il ne s’agit pas ici des feux de forêts absolument dévastateurs d’ici et dans le monde, qui nous ont rappelé à quel point la maltraitance de notre planète nous a rattrapés avec une force inédite.
C’est l’automne politique au Québec qui occupera une partie de nos préoccupations, car ce sera un automne chaud. Bouillant même, car l’élection générale au Québec sera une occasion de vérifier où se situent les Québécois quant aux choix qui se dressent devant eux, choix qui donneront le ton aux quatre prochaines années.
Chose certaine, l’été qui s’achève coïncidera avec de nouveaux sondages et le dernier en liste, dont les résultats ont été publiés le 11 août dans le Journal de Montréal. L’été, c’est fait pour la chaleur et la farniente, loin des considérations socio-politiques.
Toutes les questions se posent d’ici le déclenchement des élections prévu dans quelques semaines. Parmi celles-ci, notons :
- L’équipe Fréchette réussira-t-elle à faire oublier les huit années du gouvernement Legault ? Difficile à dire, mais les oppositions ne se gêneront pas pour le lui rappeler. La première ministre doit s’interroger certains jours si son rôle actuel n’était qu’un emploi d’été…
- Le Parti Québécois semble voguer vers des ciels de plus en plus bleus. Mais la promesse d’un référendum d’ici les prochaines années ne semble pas soulever les foules, et ce depuis plusieurs mois.
- Alerte rouge : les francophones ne se reconnaissent plus dans le Parti libéral du Québec. Toujours emprisonné par les exigences des anglophones du West Island, le parti n’attire pas la sympathie des francophones qui en restent éloignés. Espérons que le parti déploiera plus que la ligne de presse de la peur, de Trump ou de l’instabilité économique, une recette déjà connue.
- Le Parti conservateur réussira-t-il une percée à Québec et en Beauce ? Personne ne le sait, même si son chef, Éric Duhaime, semble vouloir convaincre tous et chacun du bien-fondé de son parti et de l’importance que l’Assemblée nationale reflète la vision de droite et libertarienne qui l’anime.
- Et que dire du seul parti de gauche, Québec solidaire, dont l’appui semble s’effriter à chaque sondage ? Se rebrancher sur l’électorat demeure périlleux, dans un monde de plus en plus attiré par les idées de droite?
Bref, des questions de fin d’été, dont les réponses devront attendre au 5 octobre prochain, jour d’élection.
(Photo: Marie Vaillant)


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