Si je réunissais tous mes abonnés Facebook dans une même salle, il faudrait que je projette en boucle des vidéos de petits chiens ou de bébés et que je fasse couler le vin à flots. Car honnêtement, je ne suis pas certaine que ce monde-là aurait grand-chose à se dire ou même à me dire.
Famille, anciens de l’université, ex-collègues, amis Twitter, gens de mon Abitibi natale… tant de visages que je ne vois plus. Hélas.
Comme je n’ai pas d’enfants et que je ne voyage plus — fini les photos de réjouissances outremer —, je me sens assez nulle, voire plate, quand j’y fais un tour.
Pourtant, à une certaine époque, c’était vibrant. Ça jacassait fort. Mais tout, dans la vie, est éphémère.
Curieux aussi que, malgré ce silence, je conserve les pages des gens décédés. Inconsciemment, ou peut-être par pure pensée magique, je n’arrive pas à admettre qu’ils ne sont plus là.
Je garde mon compte ouvert, comme si j’attendais une lettre importante qui tarde à arriver.
Curieusement.
Steven Guilbeault
Je ne suis pas une grande admiratrice de Steven Guilbeault, j’avoue. Récemment, l’absence de mesures budgétaires pour soutenir les médias privés m’avait déjà déçue, et sa comparaison boiteuse entre les Albertains et les Québécois, il y a quelques temps, m’avait franchement choquée.
Mais son départ du cabinet Carney cette semaine lui vaut une étoile. Les principes sont essentiels en politique, et l’entente entre le fédéral et l’Alberta contenait assez d’irritants pour justifier qu’il claque la porte.
Curieux d’entendre François-Philippe Champagne lancer sans gêne « on va continuer de l’écouter », alors que le gouvernement Carney a visiblement ignoré ses protestations.
Curieux, aussi, ces gens qui criaient sur tous les toits que voter conservateur serait indécent, mais qui restent muets devant un gouvernement libéral appliquant les mêmes recettes économiques. Un gouvernement qui trahit l’héritage de Justin Trudeau après dix ans de pouvoir et qui n’a rien obtenu des Américains, malgré les coups bas de Trump et les beaux sourires de M. Carney.
Curieusement.
Pablo
Je suis puriste en matière de communication, je l’avoue. Une conférence de presse, ça se prépare, surtout en gestion de crise. Pablo devrait écouter ses conseillers ou changer d’équipe, car ses propos sont aussi échevelés qu’une pelote de laine au fond d’un panier.
J’ai lu que des militants libéraux commençaient à s’inquiéter. Il y a de quoi : il n’a rien de rassurant. Et disons-le, il fait très « Ottawa style ».
Curieux, ce « Je ne sais pas » qu’il a servi en réponse aux questions sur l’octroi massif de certificats de citoyenneté au Québec en 1995, – cette manœuvre pour contrecarrer les souverainistes – dévoilée par l’ancien ministre de l’Immigration de Jean Chrétien.
Je ne suis pas devin, mais je ne crois pas que le prochain sondage sera à son avantage chez les francophones. Et encore moins à celui de son parti.
(Photo : Gemini3)


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