Demain, M. Legault, premier ministre du Québec, vivra sa dernière journée de travaux parlementaires en tant que premier ministre.
Nous allons assister, alors, à une série d’éloges sur son legs politique, de ses collègues, de l’opposition, peut-être des éditorialistes. Certains seront bien sentis, authentiques et sincères, d’autres seront exécutés pour la galerie, pour ne pas passer pour des pisse-vinaigres partisans.
Quant à moi, je m’interroge, de mon vieux fauteuil de citoyenne, sur ce que l’histoire retiendra de l’ère Legault, que restera-t-il de ses années, non pas comme député, mais comme chef de l’État québécois.
Bien sûr, la pandémie a marqué les esprits, notamment lors des points de presse où nous étions suspendus à ses lèvres pour connaître les dernières mesures pour combattre les effets dévastateurs de la COVID-19.
Mais le deuxième mandat a été désastreux, dès sa réélection. Le troisième lien et les multiples tergiversations concernant sa construction, son tracé, ses coûts ont fait ressortir une capacité d’indécision remarquable.
J’ai un arrière-goût amer en bouche de sa gouvernance par sondages et donc d’aucune vision stratégique. La difficulté de s’affirmer devant le gouvernement fédéral, particulièrement en matière d’immigration a été manifeste. Northvolt aurait pu être un projet-phare, mais tout a foiré magistralement. Et que penser de Glencore et ses rejets chimiques toxiques à Rouyn-Noranda ?
Aussi, je n’ai pas compris la bataille contre les médecins en fin de parcours et les supposés gains obtenus pour la population. Au moment du dépôt de la loi, ma clinique médicale m’a transmis un courriel m’informant qu’elle fermait en mai, pour m’indiquer, une fois que la loi a été modifiée et adoptée, que finalement, tout était oublié, la clinique demeurerait ouverte… Bref, le statu quo.
Peut-être un jour, dans un livre, il pourra nous expliquer comment il a vécu ses années-là, sans glorifier les actions posées, mais de façon éclairante, pour des gens comme moi, simple citoyenne.
(illustration : Gemini3)


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